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7 900 € par mois, Benjamin Griveaux : gagne pas assez pour être propriétaire.

Le secrétaire d’État a suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux après sa longue interview à Brut où il confie être locataire car “le prix du mètre carré est trop cher”. 

Il voulait faire tomber le mythe autour de la rémunération des politiques, il a surtout renforcer celui qui prétend que les politiques sont déconnectés du monde réel. Après Gérald Darmanin qui voulait compatir avec ceux qui vivent “avec 950 € par mois quand les restaurants sont à 200 €…”, voici Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement qui reconnaît qu’il “gagne très bien sa vie” avec sa rémunération de “7 900 euros net par mois”, mais pas assez pour être propriétaire.

En effet, dans une longue interview qu’il a accordé à Brut, ce mercredi 16 janvier, le secrétaire d’État auprès du Premier ministre a provoqué une vive polémique en répondant à la question sur la rémunération des membres du gouvernement.  

“Je ne vis pas dans un château. Je suis locataire”

“Je gagne très bien ma vie” mais il précise : “Je ne vis pas dans un château. Je suis locataire. Je ne suis pas propriétaire à Paris parce que le prix du mètre carré est trop cher. Moi je n’ai pas hérité, je n’ai pas d’argent caché. Donc je suis locataire à Paris”, explique ce fils de notaire et d’avocate.

Et il ajoute même : “Je n’ai pas hérité, je n’ai pas d’argent caché. Je n’ai pas de voiture, je ne m’habille pas avec des costumes très chers.”

En disant cela il espérait faire “tomber cette espèce de mythe” sur les salaires de ministres.

Surtout que ce fils de notaire et d’avocate, marié à une avocate du barreau de Paris est déjà propriétaire d’une maison de campagne en Saône-et-Loire d’une valeur de plus de 400 000 euros selon sa déclaration de patrimoine (dont il n’a pas fini de rembourser le prêt).

L’homme est plutôt honnête puisqu’il confie gagner “7 900 euros nets par mois” en sa qualité de secrétaire d’Etat. Mais tout en précisant qu’il a divisé son salaire “par trois” plutôt “deux et demi” en acceptant ce poste au gouvernement.

En effet il était auparavant directeur de la communication et des affaires publiques de l’entreprise Unibail-Rodamco.

By Ralphe Baretta

Animateur radio depuis 1982, journaliste chroniqueur.

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